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Ce qui importe, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers" Saint Exupery
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Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver" Jacques Attali
Extrait de
Fraternités - Une nouvelle utopie
Le voyage est devenu un besoin. Le besoin de fuir notre monde individualiste d'européens, d'habitants d'un un pays développé. Ce même pays développé qui vous semble con (mais con !!!) quand on découvre ou retrouve des valeurs oubliées dans notre monde si développé. Ces "sous-développés" là, que je connais depuis que je suis née, avec laquelle je vis (car ce n'est pas en France que j'arrive à vivre croyez-moi) sont souvent plus malins que nous. Mes voyages me forment, me construisent. Il m'apprenne à savoir m'adapter à tout type de situations, à essayer de comprendre les façons de vivre, et à vivre comme eux lorsque j'y suis. Je veux découvrir... Je veux apprendre...
Mon père, quand il a eu 18 ans, à voulu explorer. Il a fait d'innombrables voyages, en groupe parfois, mais bien plus souvent seul, en moto. Et parmi tous les pays visités, c'est le Sahara occidental qui l'a le plus touché, le Sahara algérien. Un jour, il s'était arrêté à côté d'une ruine de maison. Elle avait été abandonnée il y a bien longtemps. Il est entré, et l'a trouvée si triste qu'il a voulu lui redonner un peu de vie. Il a pris un stylo noir, et a écrit sur tous les murs les poèmes, ou fragments de poèmes qu'il connaissait par c½ur, ou qui lui revenaient, comme ça, sans raison. Il a peint cette maisons d'Aragon, de Prévert, de Baudelaire, de Neruda, de Lorca, ... et de lui même. Le lendemain, il est parti, ne notant sur aucune carte l'emplacement de cette ruine. Il n'avait signé aucun poème, pas même les siens, pour qu'un jour peut être, un autre voyageur s'émerveille, lui, de la vie de cette ruine, sans pour autant savoir qui l'a éclairée si fort.
Mais malgré le silence des journalistes sur l'état de ce pays, il est en pleine guerre civile, et je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller. Et le plus grand désespoir de mon père est la crainte de ne jamais pouvoir y retourner. Mais un jour je me suis promis d'explorer chaque dune de ce Sahara, et de tenter de retrouver cette maison, et de signer le prénom de mon père à ses poèmes. Pour que cette vie ait un nom.
"J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence..." Saint Exupery